Pollution aux particules fines

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Le beau temps est enfin arrivé, on sent bien la fin d’hiver et le printemps qui s’approche… Le grand soleil en mois de mars et des températures qui nous sonnent l’envie de sortir, de se promener, de rester dehors et profiter de ce beau temps car on ne sait jamais combien de temps cela va durer…

Mais, il y a toujours un mais dans nos belles histoires, avec le beau temps la pollution est là. Au départ, nous nous sentons rien, on profite. Mais quelques jours après, le brouillard jaunâtre couvre nos villes. En Ile de France et surtout sur Paris, on ne voit plus très bien la Tour Eiffel ni la Tour Montparnasse. Et petit à petit nous commençons à avoir les yeux qui piquent, la gorge sèche, on tousse, et il devient plutôt désagréable de passer son temps dehors. 

Qu’est ce que c’est cette pollution? D’où arrive-t-elle?

La pollution est causée par les particules fines, qui sont des microparticules de moins de 0,25 micromètre présents dans l’atmosphère. Même si elles sont plusieurs fois moins épaisses qu’un cheveu, leur présence représente le grand danger pour notre santé. Les personnes les plus touchées sont les personnes âgées, les bébés et les enfants, les femmes enceintes, mais aussi tous ceux qui souffrent déjà des maladies respiratoires (asthme, bronchite chronique), des maladies cardiovasculaires, de diabète…

Selon une étude d’Airparif, réalisée entre 2009 et 2010 dans Paris et la région Parisienne, sur le site de trafic périphérique 40% de particules fines sont produites par les fumées d’échappement. Il y a aussi une partie de 17% de provenance de trafic d’agglomération, chauffage au bois (même si à Paris cet type de chauffage n’est plus trop utilisé, nous ne pouvons pas négliger sa part dans la pollution d’air), l’industrie… Le reste de 39% sont des particules importées.*

Encore un peu de statistiques :  parmi les véhicules polluants, 90% sont des voitures diesel, mais dans les villes il ne faut pas sous-estimer l’influence des deux roues qui utilisent de l’essence. Dans ces 90%, 50% sont des véhicules particuliers, 20% à 35% des voitures de livraison et 10% à 20% des poids lourds.*

Ce sont des statistiques qui font peur !  L’influence immédiate des particules fines sur notre santé peut se faire sentir quelques jours après l’exposition car elles peuvent provoquer des problèmes respiratoires. Ça peut être une réaction inflammatoire aux niveaux des bronches qui peut même déclencher un asthme et bien sûr aggraver la santé des personnes déjà fragiles. Les particules fines ont aussi un rôle dans les inflammations provoquées par des allergies elle peuvent amplifier ou en déclencher la réaction.

Selon l’étude de la commission européenne, programme CAFE – Clean Air For Europe, sur l’U.E en l’an 2.000, leur impact sur la santé est : la perte de neuf mois d’espérance de vie, perte annuelle de 4 millions d’année de vie, 386.000 décès prématurés par an et 110.000 hospitalisations graves par an.*

C’est pour cela qu’un certain nombre de polluants est réglementé au niveau français et européen et il inspire pour la plupart des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Ce qui reste à faire

En cas de pique de pollution il y a quelques précautions à prendre :

  • Éviter de sortir dans la journée, spécialement avec les tous petits qui sont encore dans la poussette et qui se trouvent au niveau de pots d’échappement,
  • Éviter les activités sportives et tous les activités qui peuvent demander un effort physique supplémentaire
  • Aérer tôt le matin ou le soir
  • Ne pas fumer afin d’éviter d’aggraver les réactions
  • Ne pas utiliser de substances polluantes comme des solvants, faire des travaux…
  • Limiter sa vitesse lors des déplacements en voiture
  • Diminuer si possible l’intensité du chauffage
  • Utiliser au maximum le transport en commun ainsi que la covoiturage

Plusieurs mesures sont déjà mises en place pour réduire l’émission des particules fines au niveau européen et en France (limitation de vitesse dans les grandes agglomérations et sur les routes les plus fréquentées, investissements dans le développement et la productions des voitures « vertes », recherche d’autres sources d’énergie « verte »…)

Si les réglementations en vigueur sont respectées, le progrès prévu en 2020 dans l’UE est le gain de durée de vie de trois mois, gain de 1,7 million d’années de vie, moins de 135.000 décès prématurés et 47.000 hospitalisations par an.

Parfois, nous sommes contrariés par certaines mesures, car elles peuvent demander des efforts supplémentaires de notre part et quelques changements dans notre organisation habituelle, mais se sont des efforts qui peuvent vraiment aider et contribuer à une meilleure qualité de vie pour nous et nos enfants.

* Source : Airparif – Association de surveillance de de la qualité de l’air en Ile-de-France

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